L’origine des cannabinoïdes

L’origine des cannabinoïdes pourrait être due à une infection fortuite des premières plantes de marijuana, des œuvres d’un virus aujourd’hui disparu, qui stimula l’évolution du CBD et du THC. C’est la conclusion à laquelle a abouti par équipe internationale de chercheurs après avoir réalisé la première carte de génome de la marijuana. 

Les chercheurs comptent sur cette carte pour accélérer les efforts visant une des améliorations génétiques. De cette façon, la création de nouvelles variétés possédant des vertus médicales sera rendue possible, sans pour autant générer d’effets psychoactifs. En outre, ils affirment que l’on pourrait mettre sur pied des variétés faire l’objet d’une culture bio ou offrant une plus grande résistance aux maladies et aux infestations.

Cette découverte, publiée par la revue Genome Research, annonce en outre la dévouverte du gène produisant le cannabichromène (CBC). Il s’agit d’un cannabinoïde qui gagne à être connu et pourrait engendrer des effets anti-inflammatoires.

Les experts ont annoncé que le chanvre et la marijuana, qui appartiennent à la famille cannabis sativa, ont évolué comme souches indépendantes, munis de propriétés  chimiques différentes. En effet, le cannabis possède un taux élevé de tétrahydrocannabinol psychoactif, aussi appelé THC, alors que le chanvre produit du cannibidiol, ou CBD, célèbre pour ses effets thérapeutiques.

L’étude a pu être menée à bien grâce à la collaboration de l’équipe de Tim Hughes avec celles de Jonathan Page, d’Aurora Cannabis et l’Université de British Columbia, ainsi que Harm van Bakel, de l’école de médecine Icahn School qui dépend du célèbre l’hôpital Mount Sinai à New York.

« La carte chromosomique est une ressource fondamentale pour le futur de la recherche qui, malgré l’usage généralisé du cannabis, est moins avancée par rapport à celle concernant la culture d’autres plantes, dû à la législation restrictive », assure Tim Hughes, chercheur en génétique moléculaire à l’université de Toronto.

La recherche effectuée a consisté à séquencer le génome complet, au moyen de dix chromosomes d’une plante née du croisement des génétiques Purple Kush et de la variété de chanvre Finola. Les résultats ont révélé que les gènes qui contrôlent la création du THC et du CBD sont entourés d’un ADN associé à une infection virale ayant touché diverses générations du cannabis sativa. Cela a provoqué une modification de l’ADN de l’organisme colonisé pour continuer à faire des copies de lui-même.

Les chercheurs pensent que la duplication de gènes a fait en sorte que l’ancien cannabis s’est divisé en deux types chimiquement distincts, qui, a posteriori, ont encouragé les humains à sélectionner les plantes contenant des produits chimiques bénéfiques, tels que le THC.

Le cannabichromène (CBC)

D’autre part, les scientifiques ont également découvert le gène responsable de la production de ce cannabinoïde peu connu, appelé cannabichromène (CBC). Une découverte qui permettra dans le futur la création de génétiques riches en CBC, dont un usage thérapeutique présenterait un intérêt indéniable grâce à son pouvoir anti-inflammatoire. Dans la foulée, les experts assurent que ce retard pour compléter la carte du génome est dû à l’interdiction de la plante et au manque relatif de recherche.

Sur cette ligne, Jonathan Page, co-auteur de l’étude, est à l’origine des déclarations suivantes apparaissant sur le site scientifique Science Daily, « la science générale n’en a pas fait assez en raison des restrictions légales concernant la recherche. La légalisation et facilité imminente, de régulation de la recherche offre l’opportunité unique de mettre sur pied de nouvelles recherches. C’est le Canada qui est le plus avancé dans ce domaine », ajoute-t-il.

L’avenir est donc très prometteur pour notre plante chérie grâce à ces avancées et aux changements légaux sur la marijuana. Chez Growbarato.net, nous considérons que c’est un moment propice et pour que les chercheurs étudient comment obtenir de nouvelles variétés présentant un taux élevé de CBD, sans THC, ce qui pourrait être une révolution dans le monde de la médecine pour soigner les patients atteints d’Alzheimer ou d’épilepsie.