George Jung – Boston George – Biographie

Dans l’histoire des narcotrafiquants, beaucoup de personnages sont devenus célèbres, certains plus que d’autres, notamment grâce à leur ingéniosité, bagou, sang-froid et témérité, qui leur ont valu le rang de maitres de l’art du narcotrafic.

En ce qui concerne le cannabis et ses dérivés, on parle souvent de Howard Marks, connu sous le nom de Mr. Nice, dont l’histoire à fait le tour du monde. Si l’on parle d’opium, certains connaitront Khun Sa ; Pablo Escobar qu’on ne présente plus, était connu pour être le plus important et puissant trafiquant de cocaïne de la planète, statut qu’il garda même après sa mort, jusqu’en 2011 du moins.

À partir de 2011, El Chapo Joaquin Guzman fut le narcotrafiquant le plus recherché du monde, et la seconde personne la plus recherchée au monde, après Osama Bin Laden, qui lui laissa sa 1ère place après sa capture. Suite à cette « promotion », Washington offrit 5 millions de dollars pour la capture du mafieux mexicain, en charge du cartel de Sinaloa qui distribuait et vendait de la cocaïne, du cannabis, de l’héroïne et des méthamphétamines à presque toute la planète.

george jung - boston george - biographie

Jusqu’en 2011 donc, Pablo Escobar était considéré comme le plus grand narcotrafiquant de l’histoire, avec des productions de 20 tonnes de cocaïne par moi, réparties sur tout le globe. Il est arrivé à représenter tellement qu’il avait plus de poids dans la balance que le gouvernement colombien, sous Trujillo, ce qui amené à l’accord dans lequel Escobar put construire sa propre prison pour purger sa peine. Évidemment, en 1992, le chef du cartel de Medellin s’échappa de sa propre prison, étant incapable de rester enfermer dans un pays qu’il avait construit. En 1993, après plusieurs mois d’enquête, Pablo Escobar fut tué, ou se suicida, l’histoire de sa mort n’étant pas très claire puisque sa famille affirme qu’il s’est suicidé, alors que la version de la police prône ouvertement l’avoir abattu.

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Dans les années 70, Pablo Escobar croisa le chemin d’une personne qui l’aida énormément sur le marché américain, George Jung, plus connu sous le nom de Boston George. Cet homme vient d’une humble famille, très travailleuse, où le luxe n’existait pas. George vivait une vie très simple, mais il n’était pas d’accord avec cela, lui cherchait une vie sans problèmes économiques. George ne voulait pas être pauvre et était disposé à tout pour ne pas l’être.

Hasard de la vie ou non, Il se retrouva dans les années 60 en Californie avec un marché du cannabis qui n’en était qu’à ses balbutiements. C’est donc dans la basse Californie qu’il débuta son aventure avec le cannabis et son meilleur ami, qui lui donna accès au marché. En peu de temps, ils commencèrent à organiser des voyages jusqu’au Mexique pour acheter du cannabis moins cher et le revendre aux États-Unis, seulement dans une zone au début. Ensuite, les affaires fonctionnant bien, ils commencèrent à augmenter l’importation pour fournir toute la Côte Est, notamment grâce à un autre contact qui se chargeait du marché des universités les plus prestigieuses du pays.

Après plusieurs voyages et des recettes au beau fixe, George fut menotté en 1972, au Playboy Club de Chicago, avec environ 330 kg de cannabis. Il écopa de 26 mois de prison à Danbury. Aujourd’hui il commente cette histoire en disant « Il y avait les étoiles du cinéma, les étoiles de la musique, moi, j’étais l’étoile du cannabis ».

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En prison, comme pour beaucoup, et comme certains reportages en témoignent, il entra avec une licence en cannabis pour ressortir avec un doctorat en cocaïne. Là-bas, il rencontra Carlos Lehder, qui le renseigna sur la cocaïne et son marché potentiel, pour ensuite le mettre en contact avec Pablo Escobar. À partir de ce contact avec le baron mondial de la drogue, l’histoire de Boston George débuta, plus particulièrement quand, par sa volonté propose ou hasards de la vie, il se maria avec une colombienne après s’être interposé lors du précédent mariage de cette dernière. Cette dernière lui ouvrir un peu plus les portes de la famille qui tenait les rênes du marché colombien de la cocaïne, celle du cartel de Medellin.

Entre les années 70 et 80, 90% de la cocaïne qui arrivait aux états-unis était probablement passé par les mains de Pablo Escobar et de Boston George, « l’amigo gringo » du chef du cartel.

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Les vols sortaient directement du ranch de Pablo, utilisaient les Bahamas pour ravitailler les avions, et passaient par un ami de George, Richard Barile, un contact qu’il gardait pour lui, et à raison, puisque dans un excès de confiance, George présenta Carlos à Richard, et comme justement il avait peur de George, Carlos n’avait plus besoin de son aide ni de sa contribution, il s’acheta donc une île aux Bahamas pour continuer à son compte. Il devient donc l’un des principaux contacts de George, qui laissa ce dernier en marge du marché.
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En 1987, George fut de nouveau menotté au Massachusetts, par des hommes de la DEA, probablement dénoncé par le même Carlos Lehder, qui coopérait à l’époque avec le gouvernement colombien pour éviter l’extradition aux États-Unis, mais il semblerait qu’avec l’aide de Pablo Escobar, George témoigna contre Carlos et fut libéré.

Ennuyé de la baisse d’activité sur les marchés internationaux de la drogue, il voulut réaliser une dernière opération pour augmenter ses économies et commencer une nouvelle vie avec sa fille, mais il fut dénoncé par un ancien collègue de travail. Ceci lui aura valu 30 ans de prison pour avoir importé 796 kg de cannabis depuis Mexico jusqu’aux USA, peine baissée à 20 ans pour bonne conduite. George sortit de prison le 2 juin 2014, à l’âge de 71 ans, avec encore 8 ans de liberté conditionnelle.
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Cet artiste du trafic international est toujours en vie, et a été à l’origine du business de la cocaïne aux États-Unis avec Pablo Escobar. À eux 2, on parle de plusieurs centaines de tonnes de cocaïne distribuées à travers le monde, touchant aux secteurs du spectacle, du divertissement, des artistes, des musiciens, des politiques, des nantis, et tous ceux qui pouvaient se permettre d’acheter cette poudre blanche à l’époque.

Auteur: Fabio Inga

Traduction: Sylvain P.

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